Les 6 bases légales du RGPD expliquées pour une PME
Sécurité des données

Les 6 bases légales du RGPD expliquées pour une PME

Comprendre quand et comment traiter des données personnelles en PME en choisissant la bonne base légale.

Temps de lecture : environ 3 min

Le vrai problème : on croit qu’on doit toujours demander le consentement

Beaucoup de PME pensent que le consentement est la seule base légale possible. Résultat : formulaires complexes, taux d’engagement faible, et parfois une base juridique fausse.

Le RGPD propose 6 bases légales. Choisir la bonne, c’est se mettre en conformité et simplifier la vie de l’entreprise.


Les 6 bases légales en PME

1. Le consentement

Lorsque la personne donne son accord libre, spécifique, éclairé et univoque.

Exemples : newsletter, cookies marketing, enquête facultative.

Attention : il doit être aussi facile à retirer qu’à donner.

2. L’exécution d’un contrat

Lorsque le traitement est nécessaire au contrat en cours ou à sa conclusion.

Exemples : facturation, livraison, gestion d’un compte client.

3. L’obligation légale

Lorsque la loi impose de conserver ou de transmettre certaines données.

Exemples : fiches de paie, factures, registre du commerce.

4. La protection des intérêts vitaux

Très rare en entreprise. S’applique en cas de danger physique immédiat.

5. L’intérêt public / mission de service public

Principalement pour les organismes publics et certains cas réglementés.

6. L’intérêt légitime

Lorsque l’entreprise a un intérêt légitime à traiter les données, sans porter atteinte aux droits de la personne.

Exemples : prospection commerciale B2B auprès de clients existants, sécurité interne, lutte contre la fraude.

L’intérêt légitime doit être analysé au cas par cas et documenté.


Comment choisir la bonne base légale ?

  1. Identifiez la finalité du traitement : pourquoi collectez-vous ces données ?
  2. Vérifiez si une loi vous y oblige → obligation légale.
  3. Vérifiez si c’est nécessaire à un contrat → contrat.
  4. Demandez-vous si la personne peut refuser sans conséquence → consentement.
  5. Dans les autres cas, évaluez l’intérêt légitime.

Exemple concret : un formulaire de contact

Élément Donnée Base légale
Demande de devis Nom, email, téléphone Exécution d’un contrat
Inscription newsletter Email Consentement
Suivi commercial Historique des échanges Intérêt légitime
Facturation Adresse, SIRET Obligation légale

Comment documenter son choix ?

Dans votre registre des traitements, indiquez pour chaque traitement :

  • la finalité ;
  • la catégorie de données ;
  • les personnes concernées ;
  • la base légale choisie et la justification.

Automatisation possible

Avec un outil no-code ou un assistant IA, vous pouvez générer automatiquement :

  • une fiche par traitement avec sa base légale ;
  • une justification type à adapter ;
  • une checklist de contrôle.

Point d’action cette semaine

Repérez 3 traitements dans votre PME et écrivez la base légale correspondante. Cela peut être : la paie, les devis, la prospection, le site web.

Livrable : une ligne par traitement dans un tableur avec : nom du traitement, finalité, données, base légale.

Exercice pratique

Exercice — Les 6 bases légales du RGPD

Consigne

Listez 5 traitements courants dans votre entreprise et associez à chacun la bonne base légale.

Traitement Données concernées Base légale Justification
... ... ... ...

Exemple

  • Gestion des paies → obligation légale (Code du travail, URSSAF)
  • Envoi d’une newsletter → consentement
  • Suivi client après vente → intérêt légitime

Question de réflexion

Pour chaque traitement, pourriez-vous expliquer à un client ou à un salarié pourquoi vous traitez ses données ?